Les aidants familiaux

Les aidants familiaux

Les aidants familiaux

11 millions d’aidants familiaux en France, cela correspond à 17% des salariés dans les entreprises françaises.

Que faire pour ces héros ordinaires, qui viennent en aide à une personne dépendante dans leur entourage, en situation de handicap ou en perte d’autonomie, en plus de leur activité professionnelle ?

Cette aide peut prendre différentes formes (toilette, ménage, démarches administratives, …) quotidiennes ou plus espacées, mais il s’agit toujours d’une activité qui remplit de façon importante l’emploi du temps du collaborateur et génère des contraintes et du stress. La fatigue de ces collaborateurs et parfois leur manque de disponibilité peuvent avoir un impact professionnel.

A l’heure où nous parlons de Qualité de Vie au Travail, d’équilibre vie pro/vie perso, de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise et même de Bonheur au travail, l’employeur peut avoir un rôle à jouer !

Par exemple :

  • Communiquer sur le statut d’aidant familial et les droits qui y sont associés, car beaucoup de collaborateurs ignorent même qu’ils entrent dans le cadre de ce statut
  • Donner les informations nécessaires sur le cadre juridique, les aides ou les contacts utiles
  • Faciliter le temps partiel, le télétravail ou la flexibilité dans les horaires de travail
  • Proposer un accompagnement ou une écoute adaptée par des psychologues spécialisés
  • Financer des CESU
  • Donner des congés supplémentaires sous conditions

La loi bouge sur ce thème :

  • La loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) apporte une innovation essentielle par la création d’un droit au répit pour les proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie, financé dans le cadre du dispositif de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).
  • Le 1er janvier 2017, le congé du proche aidant est entré en vigueur. Le problème, c’est qu’il est non rémunéré.
  • La loi du 13 février 2018 a créé un dispositif de don de jours de repos non pris au bénéfice des proches aidants.

Certaines entreprises ont devancé la loi en créant des congés « aidants » rémunérés par l’entreprise après validation de la situation par le service social. Suite à la loi de 2018, on peut aussi imaginer un système d’abondement en jours par l’entreprise.

La démarche de ces entreprises est certes bienveillante mais, comme toute mesure en faveur du bien-être au travail, elle vise essentiellement l’efficacité et la rentabilité : un salarié aidant que l’entreprise n’accompagne pas est un salarié fatigué : retards ou départs mal anticipés, absentéisme, difficultés à se concentrer, fatigue, stress …. Cet absentéisme lié à la situation d’aidant a un coût pour les entreprises qui est estimé à 6 milliards d’euros par an.

 

Au-delà, de l’entreprise, le sujet des aidants familiaux est un sujet de société. Nous pouvons tous être concernés par la perte d’autonomie, le handicap, l’accident ou la maladie d’un proche, de manière durable ou définitive, progressivement ou brutalement…

La prise en compte de ces situations, et la mise en place des dispositifs d’information et d’accompagnement pour les salariés aidants permettra une meilleure reconnaissance de leur statut. Ce qui constitue le premier pas vers le bien être de tous ces héros ordinaires !

Source : Mode(s) d’emploi du 12 avril 2018

 

Bien être et performance : quelle rentabilité ?

Bien être et performance : quelle rentabilité ?

Bien être et performance : quelle rentabilité ?

Depuis plus de 10 ans, les entreprises de la Silicon Valley autour de San Francisco rivalisent pour séduire et garder les meilleurs développeurs qui viennent du monde entier pour intégrer Google, Apple, AIRBNB, et autres starts up devenues multinationales. Des rémunérations qui flambent, des stocks options, tout l’arsenal financier est déployé pour être le plus offrant.
Mais cela va bien au-delà de ça aujourd’hui : des massages assis offerts pour éliminer les tensions, 100 dollars par mois pour des activités sport et bien-être, des frigos pleins en permanence, petits déjeuners, déjeuners, paniers de fruits et autres distributeurs de boissons à disposition et à volonté, télé travail, sofa, salle de sport, babyfoot, terrasse, jardin japonais, et même une piscine à boules géante pour rire entre collègues chez Google : il n’y a aucune limite à la créativité du Bonheur au travail !
Et cela arrive en France, Danone et L’Oréal par exemple ont investi sur la déco, espace de silence et salle de créativité (avec jeu de fléchettes et babyfoot, moquette gazon où l’on est prié de se déchausser et de s’assoir à même le sol) et facilitent grandement le télé-travail de leurs employés.
« L’objectif : créer un esprit d’ouverture, de confiance, de collaboration et de convivialité », explique Marc Benoit, directeur des ressources humaines de Danone.  
L’entreprise deviendrait-elle philanthrope, humaniste ? Pas du tout, enfin pas seulement !
On savait déjà que le mal-être au travail avait un coût : notamment 16,6 jours d’absentéisme en moyenne par an en France, turn-over, … Aujourd’hui on découvre que les salariés heureux sont plus « rentables » : deux fois moins malades, six fois moins absents, neuf fois plus loyaux, 31% plus productifs et 55% plus créatifs » (études américaines du MIT et de Harvard).
Redessiner l’espace doit être accompagné d’une modification des pratiques managériales : rien ne sert d’avoir une salle de repos si personne n’ose y mettre les pieds !
Chez Kiabi, l’équipe RH, rebaptisée Happy Team, se soucie non seulement du bien-être physique mais également psychique de ses 8700 « collabor’acteurs ». « Après avoir coconstruit la vision de l’entreprise, nous veillons à ce que chacun prenne des initiatives », explique Marianne Maton, membre de la Happy Team. Au siège de l’entreprise, l’ouverture des plateaux ou la reconversion d’une salle de réunion en salle de repos s’opèrent en même temps que la transformation du comité de direction en « équipe projet », avec l’idée de faire décider les équipes plutôt que de dicter la stratégie. Etre traité en adulte, c’est au fond ce à quoi aspire la majorité des salariés.

 

 

Diversité et Travail : Faits insolites

Diversité et Travail : Faits insolites

Diversité et Travail : Faits insolites

La diversité progresse en France, dans les entreprises et dans la société, mais il reste des perles, dont il est préférable de rire : 

  • Jusqu’en 2012 en France, le port du pantalon était autorisé pour les femmes seulement lorsqu’elles étaient à cheval ou à bicyclette ! Il était temps 😉
  • Depuis le 1er octobre 2017, les images de mannequins dont l’apparence physique a été modifiée par des logiciels informatiques, dont Photoshop, doivent mentionner « photographie retouchée » Cette mention devrait apparaître sur les affiches, dans la presse, sur tous les messages publicitaires, internet…. Le décret n°2017-738 art 19 « relatif aux photos à usage commercial de mannequins dont l’apparence corporelle a été modifiée » prévoit une amende de 37 500euros en cas de non-respect de cette règle. Bizarrement je n’ai vu aucune mention de ce type, on nous aurait menti : les mannequins ne seraient donc pas retouchées, mais toujours aussi minces, lisses et parfaites ?
  • La France a été, en 1791, le premier pays à dépénaliser l’homosexualité en optant pour « l’indifférence légale à l’égard de la sexualité » jusqu’en 1942, où le maréchal Pétain signe un texte de loi restrictif sur les comportements sexuels. Ce texte sera abrogé seulement en 1982.
  • Depuis 210 ans, l’expression « en bon père de famille » était inscrite dans plusieurs textes de loi et notamment à 15 reprises dans le code civil. En 2014, elle a été remplacée par l’expression « agir de façon raisonnable et prudente » dans le cadre de la loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
  • En France en 2014, seulement 2% des noms de rue portaient le nom d’une femme ! Vous y voyez un signe ?
  • Selon une étude de Gabrielle Deydier (auteure de « On ne naît pas grosse »), une femme obèse a 8 fois moins de chance de trouver un emploi, contre 3 fois pour un homme obèse.

 

Trouble Bipolaire : Comprendre cette maladie peu connue

Trouble Bipolaire : Comprendre cette maladie peu connue

Trouble Bipolaire : Comprendre cette maladie peu connue

Il y a du génie lié à cette maladie !!! 

Un des aspects de la bipolarité est, en phase haute (manie), d’exacerber au maximum la créativité ; c’est pourquoi de nombreuses personnes présentant des troubles bipolaires deviennent très brillantes et débordantes d’idées, tant dans les domaines artistiques que dans d’autres domaines : la liste est longue, nous citerons Vincent Van Gogh, Toulouse Lautrec, Paul Gauguin, Jackson Pollock, Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Lewis Caroll, Romain Gary, Jimmy Hendrix, Kurt Cobain de Nirvana, Léonard Cohen, Tim Burton, Marlon Brando, Marylin Monroe, Robin Williams,….. Charles Darwin, Friedrich Nietzsche et même Sigmund Freud. Et tellement d’autres…
Cette maladie ne les a pas empêché d’avoir une grande vie et d’apporter beaucoup aux autres. C’est même sûrement les phases d’hypercréativité qui leur ont permis d’offrir au monde tant de choses qui restent encore aujourd’hui : « De même qu’une perle naît d’une lésion de coquillage, ainsi la folie peut donner naissance à des œuvres incomparables. »
[Karl Jasper]

En effet le trouble bipolaire est un trouble de l’humeur (appelé autrefois psychose maniaco-dépressive) qui se caractérise par une variation anormale de l’humeur : alternance de période d’excitation et de dépression, voire de mélancolie profonde pouvant mener au suicide. Les troubles bipolaires sévères touchent 1 à 2% de la population. Il est donc tout à fait possible de vivre et travailler avec un trouble bipolaire.

Pourtant les modifications de l’humeur et des fonctionnements habituels sont remarquées par l’entourage et peuvent déstabiliser les collègues.

Au travail, pour faciliter l’intégration de ces collaborateurs, il est possible d’envisager des aménagements du temps de travail, de sensibiliser les collègues sur la bonne attitude face à ce type de handicap et d’éviter de mettre la personne en situation de stress (accueil de publics difficiles, pression commerciale, changements fréquents de cadre, …).

 

Syndrome d’Asperger : Tout comprendre

Syndrome d’Asperger : Tout comprendre

Syndrome d’Asperger : Tout comprendre

94 personnalités ou personnages qui seraient Aspies (souffrant du syndrome d’Asperger, appelé également autisme de haut niveau) : Diagnostiqué à 36 ans, Ludovic Fauchier a recensé 94 personnalités présentant effectivement le SA ou étant publiquement supposées être aspies ; et il en a fait un livre publié en février dernier “Aspie, vous avez dit aspie ?” paru aux éditions Amalthée.

Ce livre dresse le portrait de 94 personnalités ou personnages ayant en commun le syndrome d’Asperger, un handicap des compétences sociales lié à l’autisme. Parmi les « Aspies » diagnostiqués ou pressentis, on trouve en première partie de cet ouvrage Albert Einstein, Steven Spielberg, Isaac Newton, Lawrence d’Arabie, Bill Gates, Wolfgang Amadeus Mozart, etc. Autant de personnalités déroutantes, originales et fascinantes qui ont fait l’Histoire dans leur domaine de compétence. Grâce à leur handicap ?

La seconde partie d’Aspie, vous avez dit Aspie ? aborde les personnages de roman, de fi lm, de dessin animé ou de bande dessinée. Excellente source d’inspiration pour les auteurs qui en font des êtres tragiques ou bien comiques : Rain Man, Sherlock Holmes, Mr Spock, Forrest Gump ou encore Lisa Simpson.

Cet essai, drôle et précis permet de mieux comprendre cette pathologie et de reconnaître parmi son entourage, ce collègue sur diplômé incapable de nous souhaiter un bon weekend, ou ce chef brillant, très créatif qui ne dit jamais bonjour !!

les chiffres du diabète : pour mieux comprendre

les chiffres du diabète : pour mieux comprendre

les chiffres du diabète : pour mieux comprendre

7% de la population mondiale souffre de diabète.
Le diabète de type 1 ou insulino-dépendant résulte de la disparition des cellules bêta du pancréas, chargées de fournir l’organisme en insuline. Il est génétique et apparait dans l’enfance même chez des individus qui ont une excellente hygiène de vie. Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement est l’apport quotidien d’insuline.

Concernant le diabète de type 2 (90% des cas), l’Organisation Mondiale de la Santé parle de véritable pandémie. Dans le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant, soit le pancréas ne fabrique pas assez d’insuline compte tenu de l’apport en sucre (l’insulinopénie), soit cette insuline agit mal, (l’insulinorésistance).
De ce fait, si le diabète de type 2 est également dû à une prédisposition familiale, une bonne hygiène de vie permettra de ne pas le déclencher ou de retarder son apparition.
Ce diabète apparait d’ailleurs en général vers la quarantaine mais de plus en plus de cas de jeunes adultes sont diagnostiqués du fait de la « mal bouffe » et de la sédentarité.
La bonne nouvelle c’est qu’il est donc possible d’enrayer cette pandémie avec un meilleur équilibre alimentaire et la pratique quotidienne d’exercice physique !
Il ne s’agit pas de régime mais de retrouver une alimentation adaptée à nos dépenses énergétiques : Eviter ou diminuer les sucres ajoutés, les sodas ou jus de fruits préparés, les barres chocolatées, …
Pratiquer quotidiennement un minimum de 30 minutes d’exercice physique c’est possible : faire du sport mais aussi venir au bureau en vélo, faire une marche rapide après le déjeuner, descendre 1 ou 2 arrêts de bus/métro avant l’arrêt habituel, …).

Etre diabétique insulino-dépendant représente des contraintes pour tous les collaborateurs concernés : pratique des soins quotidiens pour vérifier sa glycémie et injections d’insuline, risque de crise d’hypo/hyper-glycémie, difficultés de concentration à certains moments de la journée,… Cela justifie donc le statut de Travailleur Handicapé pour ceux qui en font la demande.
Dans ce cas, si besoin il existe des solutions pour compenser le handicap du collaborateur et lui permettre de réaliser son travail dans des conditions d’égalité des chances par rapport à ses collègues : sensibilisation des collègues sur les bonnes pratiques en cas de crise, aménagement d’un lieu pour pratiquer les soins, aménagement d’horaires ou organisation du temps de travail.

SEEPH : Comment construire une semaine innovante

SEEPH : Comment construire une semaine innovante

SEEPH : Comment construire une semaine innovante

Pour la SEPH, Com/une différence vous accompagne dans la mise en place d’événements de sensibilisation et dans la création de supports de communication innovants.

Semaine créée en 1997, elle a pour objectif de mettre en relation des demandeurs d’emploi en situation de handicap et des recruteurs mais aussi de sensibiliser le public aux différents handicaps et faire évoluer les mentalités.
Cette année, la SEPH aura lieu du 13 au 19 novembre et fêtera donc ses 20 ans ! Elle est devenue en France, une semaine incontournable et l’occasion pour les entreprises de montrer leur engagement dans l’emploi des personnes handicapées.

Vous voulez organiser une action pour la SEPH 2017 dans le but de bousculer les préjugés et sensibiliser vos collaborateurs au handicap ? Consultez notre site et contactez nous afin que nous mettions en place ensemble une sensibilisation sur-mesure !

Course de la diversité

Course de la diversité

Course de la diversité

Le Vendredi 6 octobre 2017 de 14h00 à 18h00, au Parc de Parilly, se tiendra la première édition lyonnaise de la Course de la Diversité organisée par le club Fondation Agir Contre l’Exclusion (FACE) Grand Lyon et le Comité Départemental du Rhône de la Fédération Française du Sport en Entreprise (FFSE).

Le concept de la course : participer en binôme sur la base de la diversité (femme/homme, personnes valides/personnes en situation de handicap, jeune/sénior…), et promouvoir ainsi les valeurs du sport et de la diversité.

Cette course, avec 2 distances : 3km et 6km, en marchant ou en courant, pour les sportifs et les non sportifs est également solidaire ! L’inscription est à 30€ et les bénéfices seront utilisés pour créer des CV vidéos pour des demandeurs d’emploi en difficulté.

Cet événement s’adresse aux salariés d’organisations (entreprises, associations, collectivités locales), ainsi qu’aux particuliers.

Une expérience riche en découvertes et en rencontres à l’intérieur du village d’animation prévus le jour J ! Assistez et participez à des démonstrations de handisport, faites vous diagnostiquer santé et nutrition, rencontrez nos partenaires…

Com/Une Différence est partenaire de la Course de la Diversité et sera en charge du village d’animation.

 

Motifs de discrimination

Motifs de discrimination

Motifs de discrimination

Selon les articles 225-1 et 225-2 du code pénal, une discrimination, pour être reconnue doit être fondée sur un des motifs de discrimination déterminés par la loi et doit relever d’une situation visée par la loi (accès à un emploi, stage, logement, soins, biens en tout genre culture, etc.). La loi française reconnait à ce jour, 25 motifs de discrimination :

  • Age
  • Sexe
  • Origine
  • Appartenance ou non-appartenance, réelle ou supposée, à un pays
  • Grossesse
  • Etat de santé
  • Handicap
  • Caractéristiques génétiques
  • Orientation sexuelle
  • Activités syndicales
  • Appartenance ou non-appartenance, réelle ou supposée à une ethnie
  • Opinions politiques
  • Opinions philosophiques
  • Croyances ou appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une religion ou culte
  • Situation familiale
  • Apparence physique
  • Patronyme
  • Mœurs
  • Lieu de résidence
  • Perte d’autonomie
  • Particulière vulnérabilité résultant de la situation économique
  • Capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français
  • Domiciliation bancaire
  • Avoir subi, relaté ou refusé des faits de harcèlement sexuel
  • Avoir subi, relaté ou refusé des faits de harcèlement moral

Si vous estimez avoir été victime de discrimination dans une des situations déterminées par la loi et l’article 225-1 du Code Pénal, vous pouvez engager des poursuites ou saisir le défenseur des droits.