Partage des tâches domestiques : Où en sommes nous ?

Partage des tâches domestiques : Où en sommes nous ?

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Partage des tâches domestiques : Où en sommes nous ?

Selon une enquête de l’INSEE en temps « normal » les femmes réalisent 72% des tâches ménagères et 65% des tâches parentales, chiffres plutôt stables depuis 50 ans…

Est-ce que cette période de confinement va faire bouger les lignes ?

Selon l’article d’Alice Raybaud, publié dans Le Monde du 25 mars, on constate des tentatives de changement qui émergent dans certaines familles pour tout remettre à plat : repenser la répartition, faire un planning, définir des rôles et des tours de rôle ou l’organisation de séquence de ménage en famille. En effet, la prise de conscience du temps nécessaire pour ces tâches est plus évidente lorsque tout le monde est confiné dans le même lieu : le mythe de Mary Poppins s’effondre et chacun contribue

Dans d’autre cas, la remise en question est imposée par la maladie d’un conjoint, par le chômage partiel, le télétravail ou la forte activité d’un des 2, et les rôles s’inversent…

Gageons que ces changements liés au contexte seront des précédents pour faire évoluer les choses plus rapidement à l’avenir.

En attendant, il semblerait que de nombreux conjoints s’accordent sur le fait qu’ils attendent avec impatience le déconfinement et le retour… de leur femme ou homme de ménage !!

Et chez vous, comment ça se passe ?

Retour sur l’histoire de France de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes !

Retour sur l’histoire de France de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes !

pourcentage égalité femmes et hommes en entreprise

Retour sur l’histoire de France de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes !

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, même s’il reste encore des progrès à faire, nous avons décidé de nous pencher sur les avancées en la matière.

Tout d’abord un petit point sur « la journée de la femme » :

La Journée internationale des femmes (selon l’appellation officielle de l’ONU), également appelée journée internationale des droits des femmes en France, est célébrée le 8 mars et met en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

Cette journée est issue de l’histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain.

Une des premières Journée des femmes en Europe a été organisée en Belgique le 11 novembre 1972, en présence de Simone de Beauvoir, et a rassemblé 8000 femmes.

Le 8 mars 1977, reprenant l’initiative communiste et à la suite de l’année internationale des femmes de 1975, l’Organisation des Nations unies adopte une résolution enjoignant à ses pays membres de célébrer une « Journée des Nations unies pour les droits des femmes et la paix internationale » plus communément appelée par l’ONU « Journée internationale de la femme ».

Le 8 mars 1982, à l’initiative du MLF et de la ministre déléguée aux Droits de la femme Yvette Roudy, le gouvernement socialiste de François Mitterrand donne un statut officiel à la journée en France, bien qu’aucune loi ni décret ne le mentionne.

En 2013, Najat Vallaud-Belkacem, ministre française des Droits des femmes, dénonce une « journée de « la » femme, qui mettrait à l’honneur un soi-disant idéal féminin (accompagné de ses attributs : cadeaux, roses ou parfums) » et souhaite « une journée de mobilisation pour rappeler que l’égalité femmes-hommes est une priorité. »

Les avancées à travers l’histoire récente :

Index égalité homme et femme : Tout savoir sur l’index !

Index égalité homme et femme : Tout savoir sur l’index !

pourcentage égalité femmes et hommes en entreprise

Index égalité homme et femme : Tout savoir sur l’index !

A partir du 1er Mars 2020, tous les employeurs de plus de 50 salarié.es sont concernés. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

La loi du 5 Septembre 2018, ou loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, a instauré l’index de l’égalité salariale femmes-hommes. Cette loi représente un changement majeur puisqu’elle fait passer l’égalité professionnelle de l’obligation de moyens à l’obligation de résultats.

A l’origine de cette loi, un constat peu avantageux : l’égalité salariale, bien qu’inscrite dans la loi depuis 1972, sous le principe « à travail égal, salaire égal », n’est toujours pas atteinte en France aujourd’hui. En moyenne, les femmes touchent des salaires inférieurs de 23.7% à ceux des hommes[1]. Ce chiffre est directement impacté par un autre facteur d’inégalité, celui du temps partiel subi : près de 80% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes. Travaillant moins d’heures, leur revenu salarial est logiquement plus faible et leur évolution de carrière s’en trouve également impactée.

L’index vient mesurer ces écarts de rémunération et de situation. Composé de 4 à 5 indicateurs en fonction de la taille de l’entreprise, il peut aller jusqu’au score maximal de 100 points.

Pour en savoir plus sur le mode de calcul et les indicateurs pris en compte : https://travail-emploi.gouv.fr/droit-du-travail/egalite-professionnelle-discrimination-et-harcelement/questions-reponses-sur-le-calcul-de-l-index-de-l-egalite#Acceder-au-simulateur-calculateur-en-ligne-pour-calculer-votre-Index-de-nbsp

Une fois calculé, il conviendra annuellement, avant le 1er Mars, de :

  • Publier l’index sur le site internet de l’entreprise ou informer l’ensemble des salarié-es
  • Communiquer l’index au CSE et l’intégrer à la BDES, en détaillant chaque indicateur
  • Transmettre l’index global à l’inspection du travail, en précisant le cas échéant les mesures correctives envisagées

En effet, si l’index est inférieur à 75 points, l’entreprise doit prendre des mesures pour corriger la situation et atteindre les 75 points dans un délai de 3 ans, sous peine de pénalités financières pouvant représenter jusqu’à 1% de la masse salariale.

Ces mesures correctives devront être définies dans le cadre de la négociation obligatoire sur l’égalité professionnelle ou, à défaut d’accord, par décision unilatérale de l’employeur et après consultation du CSE.

Une fois passée la date du 1er Mars 2020, les contrôles seront renforcés pour les entreprises n’ayant pas publié l’index. Le gouvernement a en effet demandé à l’inspection du travail de multiplier par 4 le nombre de contrôles sur l’égalité professionnelle.

Ces nouvelles obligations, dont la prise en main peut être complexe, nécessitent un temps d’adaptation pour l’ensemble des organisations afin de devenir de véritables outils de performance et d’inclusion.  

Parlons-en ensemble !

 

[1] L’écart de rémunération publié par l’Insee en 2019 représente l’écart de la somme de tous les salaires nets perçus au cours de l’année entre les hommes et les femmes quel que soit le temps de travail.

Egalité professionnelle : Et si nous n’avions plus de sexe ?

Egalité professionnelle : Et si nous n’avions plus de sexe ?

Et si nous n'avions plus de sexe ?

Egalité professionnelle : Et si nous n’avions plus de sexe ?

Il y a 70 ans, Simone de Beauvoir écrivait cette phrase désormais culte « on ne naît pas femme, on le devient », posant ainsi la première pierre vers la compréhension que la différence entre les femmes et les hommes relève essentiellement d’une construction sociale.

Pour exemples, pendant la préhistoire les femmes étaient en charge de l’agriculture pendant que les hommes allaient « faire les courses » de viande, les hauts talons et le maquillage étaient l’apanage des hommes sous Louis XIV, le football était un sport féminin aux Etats-Unis il y a 30 ans, … Même si ces différences sont moins marquées aujourd’hui, offrir une barboteuse rose à un nouveau-né garçon est un geste militant ou une faute de goût !

Aujourd’hui encore, il y a seulement 26% d’étudiantes dans les écoles d’ingénieur.es, le temps passé aux tâches domestiques reste très largement dominé par les femmes et la proportion inchangée depuis plus de 20 ans (chiffres INSEE 2018) et seulement 3 femmes dirigent les entreprises du CAC 40 en France.

La faute aux hommes ?

Certainement pas, en tout cas la faute est partagée. La croyance qu’il y a des tâches, des qualités, des métiers féminins ou masculins est partagée aussi et très ancrée dans notre système de valeurs. Ces croyances sont construites depuis notre naissance, par les livres, films, dessins animées, jouets et se poursuivent par le choix des activités extra-scolaires, des matières privilégiées à l’école, des études et du comportement en société. N’avons-nous pas déjà entendu (voir dit ou pensé) « cette fillette est un vrai garçon manqué » pour décrire une enfant sportive et aventurière ou « sois un homme, arrête de pleurer comme une fillette » à un garçon sensible ?

Quelle est la première phrase que tous les jeunes parents entendent ? « C’est un garçon/ une fille ! » Pourtant près de 1% des enfants naissent « intersexe » (nées avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions typiques de « mâle » et « femelle »). Dans ces cas-là, la médecine pratique une opération ou propose un traitement hormonal en choisissant de manière plus ou moins arbitraire l’un des deux sexes dès la naissance. Certains médecins commencent à préconiser d’attendre l’adolescence pour choisir avec l’avis de l’enfant s’il se sent plus « femme » ou « homme ». Mais comment les parents concernés (1%) répondront aux nombreuses injonctions de l’entourage sur le sexe du nouveau bébé ? Cela signifierait que tous nos repères genrés changent : le prénom, l’habillement, les jeux, les couleurs, les vestiaires, les toilettes … est-ce possible ? Que les critères pour rejoindre une équipe de handball ne soit plus le sexe mais la taille, le poids et l’expérience, est-ce possible ?

A ce stade, ce ne sont que des questions rhétoriques, mais nous pouvons d’ores et déjà réfléchir aux comportements genrés que nous adoptons avec nos enfants, mais aussi nos collègues, et pourquoi pas, commencer à diminuer l’impact du genre sur nos pratiques ?

#ensemblechangeonsdeposture #égalité #diversité